| Titre : |
ALGERIENNE : de Louisette Ighilahriz |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Louistte ,Ighilahriz, Auteur |
| Editeur : |
ۧÙÙ۔ۚ۩ |
| Année de publication : |
2006 |
| Importance : |
273P |
| Format : |
23 CM |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-9961-64-608-3 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
965 Algérie |
| Résumé : |
Son tĂ©moignage publiĂ© dans les colonnes du journal Le Monde en juin 2000, puis ce livre, AlgĂ©rienne, furent Ă lâorigine dâun dĂ©bat douloureux mais salutaire sur lâusage de la torture durant la guerre dâAlgĂ©rie. "Je souhaite, confiait Louisette Ighilahriz en exergue de son livre, que les français sachent quâen AlgĂ©rie, entre 1954 et 1962, il ne sâest jamais agi dâune opĂ©ration de "maintien de lâordre" ni dâune "pacification". JâĂ©cris pour rappeler quâil y a eu une guerre atroce en AlgĂ©rie, et quâil nâa pas Ă©tĂ© facile pour nous dâaccĂ©der Ă lâindĂ©pendance. Notre libertĂ© a Ă©tĂ© acquise au prix de plus dâun million de morts, de sacrifices inouĂŻs, dâune terrible entreprise de dĂ©molition psychologique de la personne humaine. Je le dis sans haine. Le souvenir en est lourd Ă porter." NĂ©e en 1936 au Maroc, la lycĂ©enne algĂ©roise est tĂŽt engagĂ©e dans la lutte pour lâindĂ©pendance comme agent de liaison. RecherchĂ©e en pleine "Bataille dâAlger", notamment aprĂšs lâarrestation de sa sĆur Malika et de son groupe, le 8 juillet 1957, elle entre dans la clandestinitĂ©. Rejoignant le maquis, la jeune femme et son groupe se retrouvent encerclĂ©s le 28 septembre 1957 dans une ferme Ă Chebli dans la Mitidja. GriĂšvement blessĂ©e de cinq balles durant lâaccrochage, rapatriĂ©e dâurgence dans un hĂŽpital, elle passera plusieurs mois dans les locaux de la fameuse 10e D. P. Ă Alger. Elle y sera torturĂ© et maintenue jusquâau 20 dĂ©cembre, date Ă laquelle le commandant Richard, un mĂ©decin militaire, la fait transfĂ©rer en prison pour recevoir des soins. Elle fera ensuite les prisons de Barberousse et El Harrach Ă Alger, les Baumettes Ă Marseille, la Roquette Ă Paris et enfin Pau dâoĂč elle est libĂ©rĂ©e le 10 dĂ©cembre 1961. Elle attendra 40 ans avant de trouver lâĂ©nergie de voir son histoire publiĂ©e. "Nous vivions dans une sociĂ©tĂ© traditionnelle dans laquelle il mâĂ©tait trĂšs difficile de rĂ©vĂ©ler et dâĂ©crire tout ce que jâavais subi pendant les sĂ©ances de torture de 1957, a-t-elle dĂ©clarĂ© Ă la sortie de son ouvrage. En outre, pendant toutes ces annĂ©es, jâĂ©tais Ă la recherche du commandant Richard qui mâavait arrachĂ©e aux tortionnaires de Massu. Je nâai mĂȘme pas eu lâoccasion de lui exprimer ma gratitude, chose qui me tourmentait depuis 1962." Le rĂ©cit de Louisette Ighilahriz a Ă©tĂ© recueilli par Anne Nivat, prix Albert Londres pour Chienne de guerre (Paris, Fayard, 2000). |
ALGERIENNE : de Louisette Ighilahriz [texte imprimĂ©] / Louistte ,Ighilahriz, Auteur . - ۧÙÙ۔ۚ۩, 2006 . - 273P ; 23 CM. ISBN : 978-9961-64-608-3 Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
965 Algérie |
| Résumé : |
Son tĂ©moignage publiĂ© dans les colonnes du journal Le Monde en juin 2000, puis ce livre, AlgĂ©rienne, furent Ă lâorigine dâun dĂ©bat douloureux mais salutaire sur lâusage de la torture durant la guerre dâAlgĂ©rie. "Je souhaite, confiait Louisette Ighilahriz en exergue de son livre, que les français sachent quâen AlgĂ©rie, entre 1954 et 1962, il ne sâest jamais agi dâune opĂ©ration de "maintien de lâordre" ni dâune "pacification". JâĂ©cris pour rappeler quâil y a eu une guerre atroce en AlgĂ©rie, et quâil nâa pas Ă©tĂ© facile pour nous dâaccĂ©der Ă lâindĂ©pendance. Notre libertĂ© a Ă©tĂ© acquise au prix de plus dâun million de morts, de sacrifices inouĂŻs, dâune terrible entreprise de dĂ©molition psychologique de la personne humaine. Je le dis sans haine. Le souvenir en est lourd Ă porter." NĂ©e en 1936 au Maroc, la lycĂ©enne algĂ©roise est tĂŽt engagĂ©e dans la lutte pour lâindĂ©pendance comme agent de liaison. RecherchĂ©e en pleine "Bataille dâAlger", notamment aprĂšs lâarrestation de sa sĆur Malika et de son groupe, le 8 juillet 1957, elle entre dans la clandestinitĂ©. Rejoignant le maquis, la jeune femme et son groupe se retrouvent encerclĂ©s le 28 septembre 1957 dans une ferme Ă Chebli dans la Mitidja. GriĂšvement blessĂ©e de cinq balles durant lâaccrochage, rapatriĂ©e dâurgence dans un hĂŽpital, elle passera plusieurs mois dans les locaux de la fameuse 10e D. P. Ă Alger. Elle y sera torturĂ© et maintenue jusquâau 20 dĂ©cembre, date Ă laquelle le commandant Richard, un mĂ©decin militaire, la fait transfĂ©rer en prison pour recevoir des soins. Elle fera ensuite les prisons de Barberousse et El Harrach Ă Alger, les Baumettes Ă Marseille, la Roquette Ă Paris et enfin Pau dâoĂč elle est libĂ©rĂ©e le 10 dĂ©cembre 1961. Elle attendra 40 ans avant de trouver lâĂ©nergie de voir son histoire publiĂ©e. "Nous vivions dans une sociĂ©tĂ© traditionnelle dans laquelle il mâĂ©tait trĂšs difficile de rĂ©vĂ©ler et dâĂ©crire tout ce que jâavais subi pendant les sĂ©ances de torture de 1957, a-t-elle dĂ©clarĂ© Ă la sortie de son ouvrage. En outre, pendant toutes ces annĂ©es, jâĂ©tais Ă la recherche du commandant Richard qui mâavait arrachĂ©e aux tortionnaires de Massu. Je nâai mĂȘme pas eu lâoccasion de lui exprimer ma gratitude, chose qui me tourmentait depuis 1962." Le rĂ©cit de Louisette Ighilahriz a Ă©tĂ© recueilli par Anne Nivat, prix Albert Londres pour Chienne de guerre (Paris, Fayard, 2000). |
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